- Heu...Bonjour...hésita Aubree d'une voix chancelante,
mais avec son plus beau sourire.
Sans savoir pourquoi, elle se sentait plutôt
impressionnée.
- Salut. dit simplement la rousse et la femme aux cheveux
attachés.
La brune se contenta d'hocher la tête.
Bon. Je crois que je ne vais pas
tenter de communiquer avec cruella, ça c'est sûr! Un
peu plus et elle va me mordre!!
Aubree se tourna ensuite vers la
secretaire. La blonde portait un long imperméable beige.
Etrange tenue pour une secrétaire...
Mais elle, au moins, semblait un peu moins hostile.
Malgré le ton de sa voix toujours un peu
condésendant. Mais ça devait être leur
façon de parler ici...

- Je peux vous aider?
- Bonjour, heu oui, j'ai rendez-vous aujourd'hui avec un des
patrons de la société pour un entretien d'embauche.
répondit timidement Aubree.
- Tiens donc, c'est étonnant. Ils ne s'occupent jamais
des entretiens normalement. Vous êtes sûre?
Aubree hocha vigoureusement la tête et lui montra la
lettre qu'elle avait reçu à son domicile.
La secrétaire l'analysa longuement et lut un peu à
haute voix, sautant les grandes lignes, visiblement
agacée.

- Nous sommes heureux...blabla....retenus votre candidature
parmi des...blabla...rendez-vous auprès d'un des
dirigeants...blabla...
Les trois autres femmes jacassait à côté,
à voix basses. Aubree fut persuadée qu'elle
était le centre de leur conversation. Ce qui ne l'aida pas
à se concentrer sur ce que lui dit la femme blonde.
-Hum, écoutez, d'habitude c'est Mademoiselle Miller
qui s'occupe des entretiens. Malheureusement elle est malade en ce
moment...
Il y eut un petit ricanement à côté.

- Monsieur Douglas est déjà en rendez-vous, reprit
la secrétaire sur un ton pointilleux. Quant à
Monsieur Petersen ( le coeur d'Aubree
accéléra un peu à ce nom), je ne sais pas si je peux me permettre de le
déranger. Il est overbooké, vous comprenez
bien.
- Oui, oui, acquiesça Aubree, visiblement
déçue.
- Je vais voir, ce que je peux faire! accorda la femme, comme si
c'était la plus grande de toutes les faveurs.
Attendez-moi là, je reviens.
Elle quitta sa place avec un regard bizarrement malicieux,
laissant Aubree comme une proie à la merci des trois
charognards.
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